Chirurgie esthétique et douleur ?

L’une des questions qui revient le plus fréquemment lors d’une consultation avec les chirurgiens esthétiques de la Clinique concerne la douleur pouvant apparaître après une opération de chirurgie esthétique.
Les patient(e)s cherchent naturellement à éviter la douleur et espèrent donc pouvoir la gérer au mieux après leur intervention.

Le ressenti de la douleur

La douleur et son ressenti peuvent varier d’une personne à l’autre. Cela peut, en effet, dépendre de plusieurs facteurs comme l’anxiété, l’état de fatigue général de la personne ou de son niveau de stress. D’une manière générale, en ce qui concerne toutes les opérations, de chirurgie esthétique ou autre, la douleur peut surtout être ressentie durant les trois à quatre jours suivant l’intervention.
Puis, après ce délai, elle diminue, pour disparaître totalement.

Les douleurs liées aux interventions peuvent facilement être prises en charge et soulagées grâce à la prise d’antalgiques (si le/a patient/e en ressent le besoin, il peut également être mis en place un traitement par morphinique). Après les trois premiers jours, si les douleurs s’estompent, il peut persister un léger sentiment d’inconfort.

Les différentes étapes de gestion de la douleur

Le protocole de traitement et prise en charge de la douleur, pendant et après l’intervention, est aujourd’hui totalement intégré à l’action médicale et son suivi.
Cela permet de facilement adapter le traitement en fonction des types de douleur et également du degré d’intensité. Cela aide à apaiser le/a patient/e facilement avec des traitements antidouleurs.

La douleur peut apparaître à différentes étapes. Cela peut commencer lors de l’intervention chirurgicale en elle-même.

Il est ensuite fait mention de la douleur post-opératoire, phase qu’il est possible de découper en deux :

  • la période immédiate soit uniquement quelques heures après l’intervention
  • et celle qui suit l’acte de chirurgie de quelques jours ou quelques semaines. Dans ce cas, il s’agira plutôt de convalescence.

Il est important de conseiller le/a patient/e durant toutes ces étapes qui suivent son intervention.

Durant l’intervention, selon le type d’anesthésie utilisée, la douleur est absente. S’il s’agit d’une intervention nécessitant une anesthésie locale, alors une crème anesthésiante (EMLA) peut être appliquée environ 30 minutes avant le début de l’opération. S’il s’agit d’une intervention sous anesthésie générale, les antidouleurs sont administrés au patient ou à la patiente via une perfusion.

En postopératoire, la douleur est bien gérée grâce à l’utilisation d’anesthésiants et d’antalgiques. Les jours qui suivent l’intervention, la prise d’antidouleurs et d’antalgiques s’effectue en traitement oral jusqu’à au moins 3 jours après l’intervention.

Le/a patient/e doit toujours bénéficier d’un suivi post-opératoire visant à adapter son traitement antidouleur, peu importe l’intervention qui a été réalisée.

Convalescence et douleur, deux choses différentes

Il convient de faire la différence entre la convalescence et la douleur après une opération de chirurgie esthétique. Par exemple, une rhinoplastie, l’une des interventions de chirurgie esthétique les moins douloureuses, nécessite une période de convalescence relativement courte. 

D’autres interventions, au contraire, vont nécessiter une convalescence plus longue. C’est notamment le cas de l’augmentation des fesses (par la pose d’implants surtout) qui est suivie d’une convalescence plutôt longue et qui s’accompagne de douleurs et d’un certain inconfort qui peuvent durer jusqu’à 10 jours après l’opération.

Le type d’intervention a aussi une grande influence sur les douleurs post-opératoires. De fait, si l’opération touche un muscle, cela sera plus douloureux que si seules la peau et la glande sont concernées. La douleur peut aussi dépendre de l’importance de l’opération et de l’ampleur du travail opératoire. Une liposuccion importante sera plus douloureuse qu’une rhinoplastie. L’abdominoplastie n’est pas douloureuse en soi, sauf s’il faut corriger le relâchement des muscles grands droits de la paroi abdominale.

Souvent, les douleurs après une intervention, durant les jours qui suivent, disparaissent pour laisser place à une certaine sensation de gêne, d’inconfort ou encore à des douleurs plus modérées, lors des mouvements, notamment.